Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre du 25 novembre au 10 décembre 2024, l’Institut Panos a lancé une émission pilote le 29 novembre 2024 intitulée “Ti Koze sou Lasante”, en format talk-show avec une vingtaine d’écoliers du Lycée National de Pétion-Ville.
“Enpak Vyolans Sou Sante Seksyèl”a été le thème abordé par les deux invitées, les Dr Merlande Beauzile et Corina Jean Baptiste, respectivement Conseillère en VIH et Conseillère en Nutrition à l’Institut Panos.
Diffusé en live sur la page Facebook de l’Institut Panos, cette émission a permis aux élèves de poser des questions pertinentes sur le thème auxquelles les invités ont répondu avec brio dans une ambiance agréable. Cette première émission visait à sensibiliser les jeunes sur les conséquences des violences basées sur le genre, sur leur santé sexuelle tout en favorisant un espace de dialogue constructif.
Dans le cadre de la Journée mondiale de la contraception, célébrée le 26 septembre, deux journées de formation ont été organisées avec des influenceurs des réseaux sociaux pour promouvoir la prévention du VIH/SIDA, ainsi que l’importance du traitement et du suivi. Ces sessions ont permis de sensibiliser 10 jeunes influenceurs sur l’importance de choisir une méthode de contraception adaptée pour mieux planifier leur avenir, tout en adoptant des comportements protecteurs.
Financée par PEPFAR, cette activité visait à impliquer des influenceurs dans une vaste campagne d’éducation et de sensibilisation auprès de leurs communautés, notamment les jeunes et les populations vulnérables. Elle vise aussi à réduire les risques liés au VIH/SIDA et à promouvoir des méthodes de prévention efficaces pour un avenir plus sûr et plus responsable.
La transmission du VIH de la mère à l’enfant (TME) est la première cause d’infection par le VIH chez l’enfant. Cette transmission peut se produire lorsque l’enfant est encore dans le ventre de sa mère, au cours de la période périnatale ou pendant l’allaitement après la naissance.
Selon les données publiées par le MSPP provenant des sites de dépistage, 404 843 personnes ont pu bénéficier du dépistage et conseil relatif au VIH au cours de la période de Janvier-Décembre 2022. Les femmes enceintes vues en prénatal et en maternité lors du travail et au moment de l’accouchement représentent 164 300, soit 40.0{22cbdc8e1bfe0340d45f71fe86bffe4b9166dbc7fb0a917938980a771c91449a} de l’ensemble des personnes testées et conseillées.
Par ailleurs, les données issues des services prénatals et maternité indiquent une baisse de la fréquentation institutionnelle ayant entraîné un ralentissement plus ou moins considérable des activités de dépistage du VIH en faveur des femmes enceintes.
Avec un taux de séroprévalence des femmes enceintes vues en CPN de 2. 6 {22cbdc8e1bfe0340d45f71fe86bffe4b9166dbc7fb0a917938980a771c91449a} (MESI-2021), 2 460 femmes sous ARV sont examinées dans les cliniques prénatales, 1 560 nouvelles femmes enceintes séropositives sont placées sous ARV.
L’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant reste un défi majeur pour le PNLS. Certaines femmes enceintes n’ont pas accès aux soins de santé et ignorent leur statut sérologique.
Amélioration des connaissances des PPVIH sur les traitements ARV et leurs utilités/bienfaits. Développement et production de matériels et outils d’éducation thérapeutique. Diffusion de spots audiovisuels et écrits en utilisant les réseaux sociaux, les médias de masse, etc. Campagne d’information de la population en général sur la disponibilité des traitements antiviraux contre le VIH/SIDA…
Amélioration des connaissances des PPVIH sur les traitements ARV et leurs utilités/bienfaits.
Développement et production de matériels et outils d’éducation thérapeutique.
Diffusion de spots audiovisuels et écrits en utilisant les réseaux sociaux, les médias de masse, etc.
Campagne d’information de la population en général sur la disponibilité des traitements antiviraux contre le VIH/SIDA…
Organisation de groupes de discussion avec les PVVIH sur la problématique d’adhérence aux ARV.
Sensibilisation de la communauté des PVVIH sur la prise des traitements ARV à travers des communications ciblées.
Incitation et création de la demande pour l’utilisation des ARV par les PVVIH. Inciter et créer la demande pour l’utilisation et la pratique des tests de charge virale par les PVVIH.
La prophylaxie pré́-exposition, aussi connue comme PrEP, est une méthode de prévention biomédicale suivant laquelle une personne séronégative utilise des médicaments antirétroviraux régulièrement pour réduire le risque d’infection au VIH. Le Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) a adopté cette stratégie en Haïti depuis 2018. Les statistiques continuellement mises à jour par MESI, indiquent le nombre de personnes sous prophylaxie préexposition à travers les 10 départements géographiques du pays.
Très peu connue du grand public haïtien, l’efficacité de cette méthode médicamenteuse de prévention contre le VIH n’est, pourtant, plus à démontrer.
Si la PrEP s’adresse principalement aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, elle est aussi recommandée à toutes les personnes séronégatives ayant des comportements sexuels considérés comme “à risque”. Au sens général, toute femme et tout hommes exposés à un haut risque de contracter le VIH peut prendre la PrEP.
Dans le but de sensibiliser les populations clés et les personnes ayant des comportements sexuels à risque (du VIH) sur l’importance d’utiliser la PrEP, l’Institut Panos lance une campagne médiatique pour le compte du MSPP et grâce à un financement de PEPFAR et USAID . Elle comprend plusieurs composantes (visuelle, audio, audiovisuelle etc.) et utilisera les canaux des médias traditionnels et sociaux mais aussi des activités de mobilisation communautaire pour atteindre le plus de gens possible.
La campagne de sensibilisation sur l’utilisation de la PrEP s’étendra sur les 10 départements géographiques du pays.
L’une des stratégies de communication réside dans l’utilisation des artistes et influenceurs locaux connus pour susciter l’intérêt de la population cible à adopter cette méthode de protection contre le VIH/SIDA.
Depuis la découverte de la transmission du VIH par voie sexuelle en 1984, après son identification et son isolement par les chercheurs en oncologie virale à l’Institut Pasteur de Paris, Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi, pour arriver au milieu des années 2000, les méthodes de prévention contre le VIH portaient principalement sur les conduites sexuelles telles que : la fidélité, l’abstinence et plus particulièrement, l’utilisation de préservatif pour les actes sexuels.
Si pendant les dernières décennies l’emphase dans les campagnes de sensibilisation a été mise sur l’utilisation des préservatifs avec un volet de distribution de ces outils visant à protéger les personnes sexuellement actives des maladies sexuellement transmissibles, depuis son approbation par le Food and Drug Administration des Etats-Unis en 2012, la PrEp est devenue la nouvelle stratégie de prévention du VIH.
Qu’est-ce-que la PrEP?
La PrEP est une stratégie qui a été adoptée mondialement et particulièrement dans les régions à forte prévalence du VIH en vue de faire la prévention contre le virus.
Pre-Exposure Prohylaxis en anglais, qui veut dire Prophylaxie Pré-Exposition en français, l’acronyme PrEP signifie : Prophylaxie = éviter une infection ; Pré-exposition = le traitement doit démarrer avant (et se poursuivre après) un éventuel contact avec le VIH. C’est-à-dire que le traitement préventif en question consiste à prendre un médicament antirétroviral de manière continue ou discontinue.
Ce traitement est destiné « aux personnes qui ne sont pas infectées par le VIH, qui n’utilisent pas systématiquement le préservatif lors de leurs rapports sexuels et qui sont à haut risque de contracter le VIH. Il s’agit, en particulier, des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HsH), des personnes transgenres, des usagers de drogues intraveineuses avec partage de seringues (UDIV), des travailleur-se-s du sexe exposé(e)s à des rapports sexuels non protégés, des personnes originaires de région à forte prévalence (Afrique subsaharienne, Guyane…), et des personnes ayant des partenaires sexuels multiples », selon l’association Sida Info Service.
Selon l’association française de lutte contre le VIH et les hépatites virales AIDES, la PrEP n’est pas spécifique au VIH car certains des médicaments relatifs à la PrEP sont destinés à éviter d’attraper le paludisme en voyage, d’autres réduisent le risque de maladies cardiovasculaires.
Comment prendre la PrEP ?
Ce traitement préventif disponible en Haïti et autorisé par le MSPP depuis 2019, consiste à prendre 2 molécules actives contre le VIH : l’emtricitabine et le ténofovir disoproxil, qui sont associées dans un seul et même comprimé appelé Truvada qu’on retrouve sous plusieurs autres noms génériques.
Il existe deux schémas de prise de ce médicament, qui sont définis en fonction de la fréquence des relations sexuelles de celui ou celle qui décide de prendre le médicament.
1- Schéma en continu : 1 comprimé par jour à la même heure, avec un décalage possible de 2 heures en cas d’oubli
2- Schéma à la demande : 2 comprimés avant un rapport, au maximum 24 heures et au minimum 2 heures avant le rapport, puis 1 comprimé le lendemain et encore 1 autre le surlendemain.
Les spécialistes disent que, pour le schéma continu, les irrégularités au niveau de la prise des médicaments n’entraînent pas de grands risques, mais que pour le schéma à la demande, il est impérieux de respecter la formule à la lettre.
Actuellement en Haïti, l’Institut PANOS qui travaille, entre autres, dans le domaine de la sante publique, mène une campagne de sensibilisation à l’utilisation de cette nouvelle méthode de prévention du VIH, où artiste et influenceur prêtent leur voix à la débilisation, à travers des vidéos publicitaires. Cette campagne a aussi pris la forme d’un challenge sur les réseaux sociaux intitulée « Èske w PrEP ? ».
Plus d’une vingtaine de personnes ont participé à une séance de formation sur l’importance de la prévention contre le cancer du sein. Réalisée le vendredi 20 octobre 2023 dans les locaux de la Clinique JC Menard à Turgeau, cette initiative vise à renforcer les campagnes de sensibilisation ciblant les femmes haïtiennes.
L’événement, organisé conjointement par la Fondation SEROvie et le groupe de soutien contre le cancer (GSCC), a rassemblé des personnes de tous horizons autour du slogan inspirant : “Pi bonè se gran m maten.”
Le cancer du sein, une maladie maligne affectant les tissus mammaires, ne fait aucune distinction, comme le souligne le Dr Daphney DERIFOND. Il a mis en lumière un fait alarmant : le nombre croissant de jeunes femmes de moins de 40 ans touchées par cette pathologie. Le cancer du sein est, désormais, la deuxième cause de décès chez les femmes. Le médecin a identifié les facteurs de risque majeurs, dont le tabagisme, la consommation d’alcool et l’obésité.
Des exercices physiques, un régime alimentaire équilibré et l’auto-palpation des seins figurent parmi les moyens de prévention énumérés lors de cette formation.
Dr DERIFOND a présenté aux participants quelques techniques d’auto-examen des seins pour détecter d’éventuelles anomalies. La spécialiste a également souligné la nécessité de consulter un professionnel de la santé avant d’opter pour une méthode contraceptive car, a-t-il indiqué, certaines pratiques peuvent augmenter le risque de développer un cancer du sein.
De plus, il a rappelé que l’âge et les facteurs génétiques jouent également un rôle dans le développement de cette maladie.
Le Dr. Dorifond encourage les femmes à pratiquer l’auto-palpation une fois par mois, en surveillant les signes tels la formation de masses dans les seins, des changements dans leur apparence physique, ou encore des écoulements anormaux des mamelons.
Le témoignage émouvant de Martine Jean-Pierre, une combattante, a apporté un message d’espoir. Elle a souligné l’importance du soutien de sa famille et la nécessité de rester positive. Gerti Surena, une survivante du cancer du sein, a partagé son propre parcours pour encourager les femmes présentes à se faire dépister précocement.
Le Dr Gali, un responsable du site JC Ménard, a rappelé le rôle des seins dans l’expression de la féminité et a exhorté les femmes à se faire dépister. Il a également souligné qu’un diagnostic de cancer du sein ne doit pas être assimilé à une condamnation à mort.
Cette formation s’est achevée sur une démonstration d’auto-palpation dans une ambiance à la fois joyeuse et attentive. Le Dr DORIFOND a invité les participants à devenir des ambassadeurs dans la lutte contre le cancer, soulignant que la détection précoce est essentielle à la survie.
Chanje Abitid Moun pou Pratik Itil Ogmante Nan Sante
Découvrez le programme CHAMPIONS
L’Institut PANOS met en œuvre le projet CHAMPIONS en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) et ses partenaires, la Coopération Interreligieuse pour la Prévention et la Promotion de la Santé, les Soins et Supports (CIPPRESS), la Fondation SEROvie et les Perspectives pour la Santé et le Développement (PESADEV).
Ce projet qui bénéficie du support financier de l’USAID a démarré en avril 2024 et s’étendra sur une durée de cinq ans.
Ce projet a pour objectif principal d’améliorer l’utilisation des services de Santé et de promouvoir l’adoption de comportements sains au sein des communautés haïtiennes grâce à des approches de changement social et comportemental (CSC).
La méthodologie de ce projet repose sur une série d’interventions en changement social et comportemental, à travers des soins de Santé centrés sur le client/patient. Elle s’articule autour de trois piliers fondamentaux ou ‘’3 wòch dife’’ .
1. Évaluation des besoins et interventions fondées sur des données probantes; 2. Interventions adaptées aux bénéficiaires; 3. Engagement du secteur public et de la communauté.
1M+ Jeunes Adultes
100+ Jeunes Leaders / VIH
653+ Formés
20K+ Evénements de masse
1307+ Enquêtes
27+ Médias / Radio
Le projet CHAMPIONS cible plusieurs groupes spécifiques
La population
Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP)
Les femmes allaitantes vivant avec le VIH (PVVIH)
Les survivants de VBG
Résultats attendus 1. Réduction des barrières : Les barrières empêchant la pratique constante de comportements sains sont réduites. 2. Changement durable : L’identification des comportements de santé et des obstacles à travers la recherche et l’institutionnalisation ciblée d’une approche harmonisée de changement social et comportemental est réalisée.
Comportements souhaités en matière de VIH/SIDA
Les individus pratiquent le sexe à moindre risque
Les prestataires de soins en établissement fournissent des soins respectueux aux PVVIH
Les prestataires font preuve d’une attitude de soutien et d’une qualité de soins pour les femmes enceintes
L’amélioration des connaissances des patients en matière de traitement du VIH et de sa continuité
Comportements souhaités dans le cadre de la planification familiale
L’augmentation de l’utilisation des méthodes contraceptives
Les prestataires fournissent des conseils précis en matière de planification familiale aux hommes âgés de 25 à 34 ans
Comportements souhaités dans le cadre la Santé maternelle et Santé de l’enfant
Les soignants emmènent les enfants se faire vacciner
Les femmes se rendent aux rendez-vous de soins prénatals et postnatals
Les partenaires masculins participent activement à la santé de la mère et du nouveau-né
Davantage de femmes accouchent dans des établissements de santé
Les prestataires de soins prodiguent des soins de maternité respectueux
Sensibilisation accrue aux 1000 premiers jours de l’enfant et aux actions nutritionnelles essentielles (ANE)
La pandémie de Covid-19 figure parmi les pires crises sanitaires auxquelles l’humanité n’ait jamais été confrontée dans toute son histoire. Malgré les actions efficaces prises par les gouvernements du monde entier pour endiguer le flux de contamination et prendre le taureau par les cornes, en mettant au point des vaccins anti-covid19, le taux de contamination et de mortalité reste, néanmoins, inquiétant à cause notamment de la réticence voire du refus catégorique de certaines personnes à se faire vacciner et surtout de la proportion alarmante de la désinformation galopante, du confusionnisme et des théories conspirationnistes sur le web contre la vaccination.
Les statistiques mondiales sur l’évolution de la pandémie mises à jour régulièrement par Johns Hopkins University (JHU) illustrent bien la dangerosité de la Covid-19 et l’importance d’accélérer le processus de vaccination, seule planche de salut pour freiner son élan dévastateur et, surtout, de ses variantes qui se multiplient à un rythme quasi effréné.
En Haïti, le gouvernement, à travers le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) déploie des efforts considérables en vue de sensibiliser la population sur l’importance de la vaccination anti-covid19. Malheureusement, les chiffres montrent clairement que la campagne vaccination a du plomb dans les ailes. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette indifférence grandissante et regrettable de la population face à la vaccination, pourtant cruciale pour la santé de la collectivité au cœur de cette pandémie ravageuse. Du haut de la pyramide, on retrouve les croyances religieuses, puis s’ensuivent les positions politiques, la désinformation, les infox, la situation économique précaire de la majorité de la population etc.
Pour preuve, le mardi 11 janvier 2022, , les États-Unis d’Amérique ont fait un don de 39,780 doses de vaccins Pfizer anti-Covid-19 au gouvernement haïtien, qui fait suite à d’autres livraisons de vaccins au pays notamment un premier lot de 500,000 le 14 juillet 2021 par le biais de la facilité COVAX et de 100,000 le jeudi 4 novembre 2021.
Cependant, selon les données du MSPP, à date, la faible proportion de la population ayant déjà reçu 2 doses de vaccins frôle le néant compte tenu de la taille de la population. Une situation, pour le moins révélatrice, de l’indifférence quasi-totale de la population face au danger de la pandémie.D’où l’importance de renforcer davantage la campagne de sensibilisation de la population, toujours sous l’égide du MSPP, à travers les médias (sociaux et traditionnels) et des activités hors-médias, notamment de mobilisation communautaire en vue de freiner la vague de contamination qui frappe le pays et, ceci, dans toutes ces couches sociales.